La libération émotionnelle
Dernière mise à jour : 1 oct.
Un grand mot, qui prend du sens lorsque l'on est dans une approche de développement personnel. Qui n'a jamais voulu se libérer de ses émotions trop pesantes ?
Mais pourquoi aller libérer des émotions que nous portons déjà depuis un moment ?
Pour qui, pour quoi, pourquoi laisserions-nous de la place ?
Pour les personnes débordées, les fins de journées riment souvent avec épuisement.
Mais il faut encore trouver assez d'énergie pour s'occuper de son foyer et de sa famille.
Combien de fois, on s'est posé dans un coin 5mn en se disant "j'aimerais ne rien avoir à faire, juste me poser et souffler".
Pour les personnes qui ont réussi à avoir le recul nécessaire, pour sentir que les émotions étaient en train de les submerger, elles partent à la recherche d'une activité qui leur permettra de s'évader, d'évacuer, de souffler.
Dans ces deux cas, on ressent le débordement, dans le premier cas on va le ressentir une fois que le vase aura débordé, pour le second cas, on va agir à la racine du premier ressenti.
Etre capable de souffler paraît aussi simple que de respirer. Apprendre à souffler demande à ralentir, dans une société où, on nous fait croire qu'il faut courir après quelque chose pour être vu. Nous sommes sans cesse sous le jugement sociétal, la voiture, la maison, l'éducation, le statut social, la situation professionnelle.
On peut être vu, et pourtant ne pas se sentir exister ... parce qu'il manque, le souffle.
Se sentir vivant, c'est ralentir quelques secondes et prendre conscience que l'on respire.
Respirer est inné, au point que cet automatisme nous fait oublier à quel point le mécanisme de nos poumons est extraordinaire.
Apprendre à respirer, souffler, ralentir, c'est revenir à soi, revenir à ce qui est essentiel, se sentir vivant. Il est plus facile de se sentir vivant, dans une nature au ralenti, que de se sentir vivant dans le tourbillon du quotidien.
Alors, pour revenir à un état de plénitude, il est temps de prendre le temps de ralentir.
Non pas pour les autres mais avant tout pour soi. Pour retrouver de l'oxygène, retrouver la béatitude qu'offre un rayon de soleil, la caresse que nous insuffle le vent, simplement aller chercher notre enfant intérieur, le prendre par la main et lui rappeler toutes les petites joies que peuvent composer notre quotidien.
Pourquoi ne pas sourire simplement à un inconnu, que l'on croiserait dans la rue ?
Pourquoi ne pas laisser nos enfants expérimenter les joies de la nature ?
Pourquoi ne pas les laisser se salir ?
Pourquoi ne pas rester sous la pluie pour accueillir la folie du ciel ?
Pourquoi devrait-on arrêter de s'extasier des petits rien ?
Notre charge mentale tourne toujours à plein régime, parfois ça déborde tellement que l'on en arrive à craquer. Les émotions débordent quand on les ignore à coup de "ça va aller", "c'est pas grave, j'ai l'habitude", "je n'ai pas besoin d'aide"...
Et si ... ralentir, nous permettait d'entendre ce que notre corps voudrait nous dire.
Et si ... ralentir, nous permettait de laisser crier les blessures du coeur.
Cela ne signifie pas se faire mal, mais se laisser traverser.
Faire comprendre à notre corps que l'on a vu, senti, entendu ... rester là un instant, puis se laisser traverser.
Les libérations émotionnelles permettent de vider notre sac, qui parfois est beaucoup trop lourd pour avancer. Les épreuves ne sont pas là pour nous faire souffrir, mais pour nous montrer que l'on peut les traverser en puisant cette force intérieure.
Et si... tu venais libérer tes émotions au coeur de la forêt ?

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